Michèle Peyron
Députée de la 9ème Circonscription
de Seine-et-Marne

11 décembre 2020

Revue de Presse

Le Pays Briard:

 

Guy Geoffroy: « On va finir par abîmer la démocratie… » 

 

Président de l'Association des maires de France 77, Guy Geoffroy, maire de Combs-la-Ville, a exprimé le ras-le-bol des maires face aux décisions unilatérales de l’État et à la faible marge de manœuvre laissée aux collectivités.

Les maires de France sont en colère et ils le font savoir. Privée de son congrès annuel à cause de la crise sanitaire, l’Association des Maires de France (AMF) souhaite tout de même se faire entendre, et a lancé, jusqu’au 8 décembre une série d’actions sue diverses thématiques. C’est dans ce cadre que Guy Geoffroy s’est exprimé, mercredi dernier, pour exprimer les attentes et les doléances de ces édiles embarqués dans une période pour le moins compliquée. «  Comme dans toute la France, les maires de Seine-et-Marne ressentent beaucoup de difficultés avec cette crise sanitaire, explique Guy Geoffroy. Des difficultés, parfois, à comprendre et à mettre en œuvre les décisions de l’État. Alors, le problème ne vient pas des services de l’État eux-mêmes, avec lesquels la relation est positive et avec lesquels nous travaillons au quotidien. En tant que maires, nous avons été les premiers à tout mettre en œuvre pour aider nos habitants, que ce soit en fournissant des masques, des protections, du gel ou encore en aidant au maximum les plus fragiles avec de la nourriture,avec des associations-partenaires. Mais tout cela a un coût, qui affaiblit nos budgets, et nous avons la sensation que l’État ne nous entend pas sur cette demande… »

 

En cause, les aides de l’État pour les collectivités locales, estimées dans un premier temps à près de 8 milliards d’euros. Après une première aide annoncée de «  seulement » 3 milliards, la dernière loi de finance modificative a fait passer cette aide à… 240 millions d’euros ! «  C’est incompréhensible, juge Guy Geoffroy. Il y avait une prise en charge qui s’est arrêtée en octobre. Nous avions déjà perdu 35 à 40% de nos recettes avec la dotation globale de fonctionnement et la suppression de la taxe d’habitation. Les études menées par l’AMF sont claires, les communes vont perdre environ 20% de leur autofinancement pour 2021. Alors oui, nous sommes en colère ! Nous n’avons plus les moyens d’agir. On ne peut pas tout nous demander sans nous donner les moyens de la faire. Concrètement, tout ce qui était prévu dans nos programmes pour 2021 sera inévitablement reporté à 2022. Aucune commune ne sera épargnée… »

 

Autre motif de colère, les décisions prises par l’État, sans tenir compte des réalités sur le terrain. « On ne nous a laissé aucune marge de manœuvre, peste le maire. Il y a des décisions qui tombent, et c’est pour tout le monde pareil, sans aucune distinction. Par exemple, lors du premier confinement, quand l’État a décidé de fermer les marchés, nous avions trouvé une brèche pour maintenir celui de Combs-la-Ville. J’en ai parlé au préfet, on a adapté un protocole, il est venu voir sur place, et tout s’est bien passé ! On est passé à un état très centralisateur, et c’est quelque chose qui va finir par abîmer la démocratie. Nous voulons des décisions qui aillent vers plus de décentralisation et d’adaptation locale. Qu’on nous fasse confiance ! Nous sommes des soldats de la République, mous respectons les institutions, mais ne pas être écoutés ni entendus alors qu’on fait tous de notre mieux, ça devient exaspérant ! » 


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