Activités Parlementaires

Présentation du plan de mobilisation contre les addictions 2018-2022

Le 7 mars 2019, j’organisais à l’Assemblée Nationale, en tant que Présidente du Groupe d’Etude « Lutte contre les addictions », une présentation, suivie d’échanges, du plan national de mobilisation contre les addictions 2018-2022.

La Mission Interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) était représentée par le Dr. Catherine BERNARD, chargée de mission à la Mildeca et Antonin Lamberty-Garric, responsable de la communication.

Ils nous ont présenté ce nouveau plan qui est composé de 200 mesures. Ce plan ne concerne pas les « marginaux » mais bien chacun d’entre nous. Il ne s’agit pas ici d’un plan contre les addictions mais contre les conduites addictives.

Le constat est que les niveaux de consommation sont très hauts :

  • 1/8 des adolescents ont un usage problématique des jeux vidéo ;
  • 41.000 personnes meurent de l’alcool ;
  • L’alcoolisation fœtale concerne 1 enfant sur 1.000 ;
  • 700.000 français consomment du cannabis quotidiennement.

La consommation des jeunes est très haute. Les substances psychoactives marquent leur empreinte. En effet, le cerveau est en maturation jusqu’à 25 ans. La prise de substances, même en petite dose, peut avoir des conséquences irrémédiables.

La priorité est de responsabiliser les individus, collectivement et sociétalement. Il faut connaître les risques lorsque l’on consomme :

  • Les risques de SIDA ou d’hépatite C sont connus ;
  • Risques pendant la maturation du cerveau ;
  • Risques pour l’enfant à naître ;
  • La sécurité routière ;
  • Le tabac et l’alcool sont la première cause de cancer évitable (même à petite dose) ;
  • Risque d’échec scolaire ;
  • Risques d’AVC (cannabis) ;
  • Risques d’addiction et de dépendance ;
  • Augmentation des agressions sexuelles et violences conjugales ;
  • Perte d’emploi.

Notre système de lutte contre les conduites addictives est diversifié mais trop morcelé. Le premier recours est le médecin généraliste, le médecin du travail ou la sage-femme. Il faut que la question des addictions et des conduites addictives soient mis à l’ordre du jour des formations et faire plus « d’aller vers » tout en renforçant également la réduction des risques.

Nous devons veiller à la bonne application de la législation existante, notamment en termes de publicité, d’accessibilité ou sur les happy hours. Le plan propose donc un contrôle accru de la part des préfets. Il est nécessaire de porter une attention particulière aux territoires ultramarins.

Au terme de cette présentation, Nathalie Latour (Fédération addictions) et Pr. Nicolas Simon (Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie) ont pu donner leurs avis sur ce plan. Nous avons pu avoir des échanges très constructifs.


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