Assemblée Nationale

Il y a quelques jours, l’Assemblée nationale a débattu d’un projet de loi porté par la Ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn.

S’inscrivant dans le cadre de l’engagement pris par le Président de la République de mieux soigner les Françaises et Français, ce texte a pour objectif d’améliorer le système de santé en résolvant notamment la problématique de pénurie de médecins.

En outre, la carte hospitalière étant inadaptée au territoire et le personnel médical soumis à une surcharge de travail, il est impératif de corriger ces problèmes.

Dès lors, le projet de loi vise à répondre à tous ces enjeux en instaurant des mesures concrètes comme la suppression du numerus clausus. Le numerus clausus ne prenant pas en compte les besoins en médecins des territoires, nous faisons face aujourd’hui à une pénurie inquiétante de médecins. Ainsi, le texte initié par la Ministre permettrait de remédier à cette pénurie en augmentant le nombre de médecins formés tout en préservant l’excellence de la formation médicale.

De plus, les infirmiers souffrent actuellement d’une charge de travail excessive en milieu hospitalier. C’est pourquoi, afin de favoriser une meilleure prise en charge des patients, le projet de loi propose de créer 4000 postes d’assistants médicaux d’ici 2022. Ces assistants médicaux suivront une formation qualifiante d’une année et ils seront aptes à accomplir certains gestes soignants (prise de tension par exemple), ce qui allègera le travail des infirmiers en leur permettant de se concentrer sur des soins nécessitant une plus grande expertise. Par conséquent, avec l’apparition des assistants médicaux, les hôpitaux seraient mieux armés pour répondre aux besoins des malades.

Par ailleurs, toujours afin de répondre aux besoins des patients, le projet de loi vise à institutionnaliser des « hôpitaux de proximité ». Autrement dit, l’hôpital de proximité doit permettre à chacun de se soigner au sein de son lieu de vie en permettant l’accès à des soins et examens multiples (IRM notamment). Le projet de loi propose en outre d’instituer que « l’ensemble des acteurs de santé d’un territoire est responsable de l’amélioration de la santé de la population de ce territoire, ainsi que de la prise en charge optimale des patients de ce territoire ».

Pour faciliter la vie des patients, le texte a également pour objectif de légiférer à propos des prescriptions dématérialisées. De cette façon, les arrêts de travail seraient transmis directement par le médecin à l’assurance maladie (le patient n’aurait plus à réaliser l’envoi). De plus, les pharmaciens seraient habilités à prescrire dans le cas de pathologies simples (angine par exemple) des médicaments normalement soumis à prescription du médecin. Pour une simple angine, le patient n’aurait alors plus à attendre un rendez-vous chez un médecin généraliste pour se soigner.

Enfin concernant l’impératif de transparence auquel est soumis le personnel médical, j’ai présenté un amendement qui impose à l’Ordre infirmier de permettre la vérification des titres de spécialités. Cet amendement vise à ce que chacun soit dirigé vers un professionnel adapté à sa pathologie. Je suis très heureuse qu’il ait été adopté, car cela s’inscrit dans cette volonté d’accorder aux Françaises et Français des soins de la plus grande qualité.

Le projet de loi sera bientôt discuté au Sénat, aussi je vous tiendrai informés de l’avancement de cette loi visant à améliorer notre système de santé.


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